L’Atlas de la Biodiversité Communale est un diagnostic écologique : patrimoine naturel, milieux, espèces à l’échelle des communes. C’est un outil de mise en valeur du patrimoine naturel, de valorisation de la biodiversité ordinaire et remarquable, de mise en œuvre des Trames Verte et Bleue et d’aide aux collectivités pour l’élaboration des documents d’urbanisme. La réalisation de cet Atlas, est l’occasion de faire prendre conscience de la richesse et de l’importance de la biodiversité d’une commune. Cette prise de conscience s’accompagne ensuite d’actions concrètes pour aider les espèces les plus menacées ou simplement favoriser la cohabitation entre l’homme et la nature.

La commune de Floirac dans le Lot (270 habitants) a mis en place un tel dispositif. https://actu.fr/occitanie/floirac_46106/latlas-la-biodiversite-communale-floirac-dans-nord-lot_31753379.html

En quoi consiste un atlas de biodiversité communal ?

L’élaboration d’un atlas de la biodiversité communale comporte plusieurs volets : 

  • REUNIR l’ensemble des acteurs locaux (élus, acteurs socio-économiques, grand public, scolaires, associatifs, etc.) afin de partager les connaissances déjà disponibles sur la biodiversité de la commune, de les sensibiliser à la biodiversité et de permettre à chacun de se mobiliser;
  • COMPLETER les connaissances en matière de biodiversité. Il s’agit notamment d’inventorier et cartographier la biodiversité, grâce à l’intervention de professionnels ou d’associations naturalistes, mais aussi de susciter la participation du grand public à des programmes de sciences participatives;
  • IDENTIFIER les actions à mettre en œuvre pour protéger et valoriser la biodiversité et améliorer la prise en compte des enjeux en matière de biodiversité dans les politiques communales ou intercommunales.

Il peut être mis en place au niveau communal et/ou intercommunal en intégrant un dispositif TEN : Territoires engagés pour la Nature mis en place par l’ARB : l’Agence régionale de la biodiversité  et en faisant un appel à manifestation d’intérêt (Nouvel appel à candidature durant le premier semestre 2020). 

Cet outil s’inscrit dans le dispositif « Trame Verte et Bleue » établi par le Parc Naturel des Causses du Quercy, repris par le SCOT et le PADD de notre territoire et par conséquence, dans la réalisation et la gestion du PLUI. 

L’Œdicnème criard vu à la tombée de la nuit à Marcenac

De la taille d’une petite poule, cet oiseau aux longues pattes et aux gros yeux jaunes est très discret en journée. Pourtant, la nuit venue, il pousse de longs cris très sonores d’où son nom de « criard ». Il est présent sur de vastes terres dont la végétation est très rase, tels que des champs pâturés, des jeunes cultures ou des pelouses sèches bien représentées sur les causses.

Aujourd’hui, l’Œdicnème criard peine à trouver un habitat qui lui convienne. Les milieux qu’il affectionne se referment et les insectes, ses proies favorites, se font de plus en plus rares. Il est possible d’aider cette espèce protégée à l’échelle nationale et européenne par des actions simples. Le maintien du pâturage sur les prairiespermet de garder une végétation rase, favorable à sa nidification. La limitation des traitements chimiques facilite le retour de ses proies. Il est difficile de connaître aujourd’hui l’effectif de sa population dans le Lot.

Fort de ce constat, des inventaires ont été réalisés en 2018 sur le Quercy blanc et le Causse de Gramat : 21 individus ont été contactés, majoritairement dans le Quercy blanc. Deux sorties ont aussi été proposées fin septembre ; l’une à Caniac-du-Causse et l’autre à Lalbenque. A la tombée de la nuit, une quinzaine de personnes ont eu le privilège d’entendre des œdicnèmes, tout juste sur le départ pour l’Afrique. Cet oiseau peu connu a fait le bonheur des participants qui ont pu, pour la première fois, profiter de ses cris si caractéristiques.

Extrait de la revue de la LPO (Ligue de protection des oiseaux) – Janvier 2019